Une expérience inoubliable
« Après un tel voyage,
notre vie ne peut que changer. Il y a un avant Pérou et un après Pérou.
C’est vraiment en changeant de société que l’on peut voir et prendre
conscience de certaines choses.
Nos jugements et opinions sont différents après de telles rencontres. Par
exemple, comment peut-on se plaindre, être grincheux, ou triste de choses
ici en France, alors que là-bas dans certaines villes la misère est la seule
chose que les gens connaissent. Je me suis sentis honteux, le soir où l’on a
vu dormir dans la rue, je ne sais combien d’enfants avec leur mère sur un
trottoir d’Arequipa; sans parler de Chivay et de sa pauvreté !
J’ai vraiment changé de jugement sur certaines choses que j’aimerais faire,
acheter, en comparant avec ce que ferait un péruvien avec cet argent ! Ça
vaut le coup de réfléchir, je vous l’assure.
Enfin, un tel voyage nous change vraiment la vie. Les deux sociétés sont à
la fois similaires et différentes. Je m’explique, il y a des villes comme
Lima, Arequipa qui sont riches, comparées à Chivay, Ica, Pisco qui
malheureusement pour ces deux dernières ont fait les frais de leur pauvreté
durant le tremblement de terre….
Au niveau émotionnel, de très belles rencontres avec la population, avec ces
gens qui ont le cœur sur la main. Des sensations extraordinaires en voyant
des paysages, en sentant l’amour que vous donnent et vous apportent ces
personnes.
J’ai rencontré des gens toujours là pour moi, prêts à m’amener où je
désirais, que ce soit l’hôpital, le centre commercial, la discothèque, le
collège…. Des gens serviables avec de l’affection à revendre. Cet échange
est vraiment la plus belle chose que l’on peut faire pour mélanger deux
sociétés et permettre aux jeunes comme nous de réfléchir un peu plus sur la
vie….
Je vous encourage à partir, je ne peux que vous dire : oui là-bas, il ya ça,
ça, ça qui est cool... juste: allez-y !! »
Maxime, 2007
« Les plus beaux
moments que j’ai passé au Pérou sont par exemple la nuit sur l’île d’Amantani en
plein milieu du lac Titicaca dans une famille indigène, le couché du soleil tout
en haut de l’île où l’on pouvait avoir une vue à 360° sur les montagnes
enneigées d’un côté et sur le soleil resplendissant de l’autre et aussi la nuit
le ciel étoilé, pure sans aucune pollution.
J’ai beaucoup aimé aussi le levé du
soleil sur les montagnes du Machupicchu, quand on est allé dans un bidonville
d’Arequipa pour aider une association travaillant avec les enfants j’ai
découvert la misère.
Ce qui m’a le plus marqué ce sont les familles d’Arequipa
qui font désormais parti de ma famille… C’est important pour moi de savoir que
j’ai un port d’attache dans une partie du monde avec des gens qui m’aiment et en
qui j’ai confiance.
J’ai réalisé un de mes plus grands rêves, parler l’espagnol
couramment ! »
Tiphaine, 2006
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